08VoixFlashEn usage
« encore un outil qui demande de payer et qui va marcher à moitié »
moi, mi-juin 2026, après un abonnement de trop
Une touche pour dicter partout, et rien ne quitte le Mac.
Maintenir une touche, parler, relâcher : le texte s'écrit là où se trouve le curseur, message, document ou e-mail. La transcription tourne sur le processeur du Mac, hors-ligne, sans compte ni abonnement.
- Du premier fichier à l'outil partagé
- 1 jour
- Ce qui en reste aujourd'hui
- 94 544 mots transcrits, zéro parti sur un serveur
- Premier fichier
- 15 juin 2026
Ouvrir VoixFlash Gratuit, open source (MIT) · écrit pour moi d'abord, puis partagé
micro plein : prêt
chargement → prêt → enregistre → transcrit → écrit
Ce que la phrase voulait dire
Dicter un message, transcrire une réunion, retranscrire un enregistrement : tout existait déjà. À condition de payer un abonnement par outil, autour de 20 € par mois (l'ordre de grandeur du marché, relevé en juillet 2026), d'ouvrir un compte à chaque fois, et d'accepter que l'audio parte sur un serveur. Et de vivre avec des outils qui marchent un jour sur deux.
Le 15 juin 2026 en fin de journée, j'ai arrêté d'attendre que l'un d'eux devienne bon. Le dépôt est né à 19h25 ; la première exécution date du même soir. Le lendemain à 11h06, il était public sur GitHub, installateur et mode d'emploi compris ; la première version partagée sortait le soir même.
Ce qui a été construit
Un outil pour moi d'abord. Une application de barre des menus, tenue dans un seul fichier, 5 586 lignes en septembre 2026, posée sur les composants natifs de macOS. La transcription tourne sur le processeur du Mac ; le modèle se télécharge une fois à l'installation, ensuite tout est hors-ligne.
Deux chemins pour la même phrase
Le geste, vu par l'icône
L'icône n'a aucune couleur : c'est sa forme qui dit l'état. Une dictée en traverse quatre.
La touche se choisit dans le menu : Option droite par défaut, ou n'importe quelle autre, captée à la volée. Une pression très brève ne dicte rien.
Les réunions et les fichiers
- En directDémarrer une réunion
Une ligne du menu, aussi longtemps qu'on veut, 3 h au plus par sécurité. Le texte s'affiche dans une fenêtre de l'app, modifiable, copiable, exportable en fichier daté. Le presse-papiers n'est pas touché.
- Un fichierImporter un fichier audio…
mp3, m4a, wav, flac, ogg, aiff, ou la piste audio d'une vidéo mp4 ou mov. La progression s'affiche dans le menu, et s'annule sans perdre le texte déjà obtenu. Des fichiers de 2 h et plus.
- Qui parleSéparer les locuteurs
« Locuteur 1 », « Locuteur 2 », en réunion en direct comme sur un fichier importé. De 1 à 8 personnes attendues, ou détection libre. Un complément local d'environ 50 Mo, téléchargé une fois, sans compte.
- Qui est quiNommer les locuteurs
Dans la fenêtre de la réunion, « Locuteur 3 » devient « Marie » partout. Donner le même nom à deux locuteurs les regroupe, quand une seule voix a été comptée pour deux.
Ce que l'usage a ajouté
- Les noms propresLe vocabulaire
Un mot écrit une fois comme on veut le voir, et il ressort correct, même entendu en deux morceaux : « voie flash » devient « VoixFlash ». Le réglage qui change le plus de choses au quotidien.
- En pleine réunionPoser un repère
La touche de dictée marque l'instant où on appuie, avec un petit son. Les repères sont listés en tête du texte final, avec leur heure : de quoi retrouver un passage dans une heure d'enregistrement.
- Les mains prisesMains libres
Un appui bref verrouille le micro, on parle sans rien tenir, un second appui arrête. Échap annule à tout moment, et rien n'est écrit.
- Au réveil du MacLa touche répond encore
macOS coupe l'écoute du clavier à la mise en veille. VoixFlash se réabonne au réveil, au lieu de rester muet jusqu'au prochain redémarrage.
L'installation, en un double-clic
On double-clique sur l'installateur. Une fenêtre de Terminal s'ouvre, prépare à l'application son coin réservé, télécharge le modèle une fois, et l'inscrit au démarrage de la session. Rien n'est posé dans le système : tout vit dans un dossier de la bibliothèque de l'utilisateur, et un second double-clic enlève tout.
Ce que Terminal affiche
===================================================================
Installation de VoixFlash
===================================================================
• Code copié dans : ~/Library/Application Support/VoixFlash
• Création de l'environnement isolé (téléchargé si nécessaire)…
• Installation des bibliothèques (transcription, audio, clavier)…
• Téléchargement du modèle de transcription (une seule fois).
[/] Téléchargement en cours… (plusieurs minutes, c'est normal)
✓ Modèle prêt : la transcription marche hors-ligne.
• Configuration du démarrage automatique…
• Vérification du démarrage de l'application…
===================================================================
Installation terminée : l'application tourne.
===================================================================
« Tout est local. Après l'installation, aucune donnée audio ni texte ne sort du Mac. Aucun compte, aucune télémétrie. »
Ce que VoixFlash ne fait pas
- Il ne tourne que sur un Mac Apple Silicon, et il n'est pas signé : macOS avertit au premier lancement.
- Il n'utilise pas la carte graphique : tout passe par le processeur. En qualité small, une heure d'audio prend environ quinze minutes ; medium est nettement plus lent.
- Une dictée et une réunion ont chacune leur durée maximale, et une seule transcription tourne à la fois.
- La séparation des locuteurs se dégrade quand plusieurs personnes parlent en même temps, et sur un fichier importé elle ajoute environ un quart de sa durée au traitement.
- Le vocabulaire corrige les mots qu'on lui a appris, pas ceux qu'il n'a jamais vus.
- Les fichiers protégés contre la copie, achetés sur l'Apple Music Store par exemple, sont refusés.
Le résultat
« Encore un outil qui demande de payer » est devenu : 94 544 mots transcrits sur ce Mac depuis le 26 juin 2026, dictées et réunions comprises, sans qu'un seul quitte la machine. Un Mac M2 de 8 Go, zéro abonnement.